Australie : le Sud Ouest (1ers jours)

Australie : le Sud Ouest (1ers jours)

24/11/2008 Au coin du feu et enfin au sec, hullo !

Cela fait maintenant 7 jours que nous sommes en Australie et 5 jours que nous suivons la Munda biddi mountainbike trail.


A Perth nous avons essentiellement préparé notre voyage a travers le Bush. Trouver un demonte-cassette, une pince légère et de diamètre ajustable, des kits piqûres de serpents..., ce n'est pas mince affaire. Nous decouvrons tout de même un peu la ville au passage, très américaine mais aussi très agréable avec ses grands espaces verts autour de la Swan River et ses pistes cyclables. Au camping on nous a dit de prendre garde des animaux sauvages : serpents mortels, araignées anthropophages et autres charmantes bestioles. Disciplinés, nous avons lu moultes documentations sur ces grosses bestioles. J'ai aussi appris qu'il fallait se méfier des petites : j'ai subi le 1er jour une attaque de fourmis, qui m'ont fait en quelques minutes des dizaines de piqures qui me demangeaient atrocement. Il paraît qu'il faut mettre du vinaigre et que les grosses fourmis, c'est encore pire. Ça m'a gratté pendant 4 jours.

Leçon n*1 : d'abord se méfier des petites bestioles.

On apprend au passage que les flics australiens ne sont pas "cool" comme nous le pensions. Je me suis fait arretee pour faufilage intempestif avant un feu rouge ! Ledit policier m'a demande de m'imaginer a quel point je pourrais avoir mal si je me faisais renverser voire traîner par une voiture. Comment ma peau allait être dechiquetée... Il faut avoir des protections en kevlar pour se faufiler entre des voitures ! A tous les cyclistes parisiens, salve.

Donc, leçon n*2, on ne plaisante pas avec les flics australiens (heureusement que j'avais mon casque).

Autre anecdote. Dans le train, Francis rencontre Franck, qui lui explique en buvant Bacardi Breazer sur Bacardi Breazer que maintenant, tout est trop compliqué. Quand il était jeune, il allait dans le Bush, et se prenait des ecsta ou des lignes de coke sur les troncs d'arbres, qu'ils ramassaient des champignons hallucinogènes au pied des pins et que ça, c'était cool !

Puis nous sommes partis vers l'aventure. Arrivés a Mundaring (départ de la Munda Biddi), nous decouvrons que la piste a l'air tout a fait carrossable. Nous sommes rassurés car le dépliant sur la Munda Biddi dit qu'il n'est pas possible de passer en velo couche. Un polonais ancien apiculteur nous dit également qu'il a fait du camping sauvage dans le Bush pendant vingt ans, et que même si c'est interdit, c'est top et il n'y a pas de risques.

Leçon n*3 : Dans le Bush, on fait ce qu'on veut.

Première journée, premières galères. En fait, il est des passages sur cette piste pour VTT qui ne sont faisables qu'en VTT. Tiens donc ? On galère, on pousse nos vélos dans des montées pleines de cailloux, on se fait "carwasher" en passant dans un chemin trop étroit pour nous avec des buissons trempés, etc. Francis voit des kangourous (soit disant !) 2 fois, mais ils sont partis quand j'arrive. Ça m'énerve alors je passe devant, mais rien.
On arrive enfin au "campsite" après seulement 39 km parcourus.

Leçon n*4 : les pistes cyclables pour VTT sont faites pour les VTT, mais :

Leçon n*5 : les parties de la Munda Bidi notées "facile" sur les cartes semblent faisables par nous autres vélos-couches.

Leçon n*6 : les "campsites" sont géniaux.


Gratuits, avec un abri principal comportant un endroit pour mettre les vélos, un dortoir (ouvert sur l'extérieur, il faut un bon sac de couchage), et des tables de pique-nique, ainsi qu'un petit abris toilettes. L'eau de pluie tombant sur le toit de l'abris principal est recupéré dans 2 grands conteneurs. Officiellement, on n'a pas le droit de faire du feu, mais il semble que tout le monde en fait, et ça réchauffe !

Forts de cette expérience, nous avons décidé de suivre les parties faciles de la Munda Bidi et de les rejoindre par la route, mais :

Leçon n*7 : les routes australiennes ("road") sont le plus souvent des pistes. Les "highways", elles, sont asphaltées.


Ça va moins vite, ça derape pas mal, mais il n'y a pas trop de passage et on est plus près de la nature. Nous faisons en effet dès ce deuxième jour la connaissance des kangourous, d'un gros lézard (un bobtail pour les intimes), d'oiseaux divers et variés (perruches, cuckaroo...), de magnifiques papillons oranges...
Et enfin de quelques 4x4 rutilantes qui passent a toute berzingue en tentant de faire des "burnout" dès qu'il y a un petit segment asphalté. Les chauffards semblent souvent avoir au plus 16-17 ans.
Nous dormons a nouveau dans un super refuge. Il a plus un peu dans la journée et nous espérons que ça ira mieux demain.


Le 3e et le 4e jour, nous pedalons dans la forêt sur des pistes ou sur la "Munda", nous montons, nous descendons, nous montons, et j'en passe. Nous mangeons du thon ou du saumon a midi, et des pates a la sauce tomate le soir. Nous voyons divers animaux (un emeu entre autres, que Francis avait pris pour un terrible kasoar, grosse autruche qui peut eventrer un homme si elle se sent agressee. Je me sentais mal à l'aise apres sur le chemin, bizzarement !) le paysage change assez vite, les forêts dégagent ici des parfums intenses (que francis a comparé a l'odeur d'un désodorisant pour toilettes, mais détrompez vous, ça sent vraiment bon.) Il pleut régulièrement, ce qui complique un peu tout. Nous pensons faire un procès au Lonely Planet qui ventait la douceur du climat de Perth.


Leçon n*8 : il ne fait pas toujours beau et chaud au printemps dans le Sud Ouest australien.



Notons également que j'ai fait hier ma première chute et que je ne l'ai pas ratée. Dans une descente, un peu au dessus de 35km/h, je me suis pris un amas de cailloux et me suis retrouvée emberlificotée dans mon velo couchée. Quelques eraflures sur le guidon, les paumes, les genoux et les avant-bras, un beau bleu sur la cuisse et un pantalon irrécupérable. Rien de très grave finalement. Mais :

Leçon n*9 : il ne faut pas dépasser les 35km/h sur les pistes.

Heureusement le soir, nous avons installé la tente et sommes partis faire une petite rando jusqu'aux Mandalup Falls. Une petite baignade avec le coucher de soleil, puis une soirée au coin du feu, et mes egratignures sont oubliées.

Aujourd'hui nous avons plié la tente sous la pluie pour rejoindre Dwelling Up, petit village avec un "general store", un commissariat, une poste, un hôtel qui sent la vinasse, et un magnifique centre d'informations touristiques. Nous cherchions la carte de la nouvelle portion de la Munda, qui va de Collie à Nannup, mais celle ci est très difficile a obtenir pour l'instant, du fait que ce segment n'est pas encore ouvert actuellement. La dame, adorable, a promis de nous l'obtenir et de nous la faire envoyer à Collie.

Aux toilettes, j'ai alors rencontre une araignée adorable.



Ensuite, nous avons alterné pédalage sous la pluie, "abritage" sous des arbres pour averse torrentielle, passage de walabis et de kangourous, Safari photo de Francis en tee-shirt sous la pluie pour tenter d'immortaliser des kangourous. Mais ceux-ci bondissent vite !
Pour finalement arriver a nouveau dans un campsite, celui de Bidjar Ngoulin. Pendant que Francis tentait d'allumer un feu avec du bois trempe pour nous réchauffer, j'ai tout mis a sécher et fait a manger. Un rumpsteak mémorable, avec une purée "butternut"-carotte, des fettucine au parmesan et une bouteille de vin local. Après une telle journée, c'est le "kiff" intégral.

J'ai écrasé en fin de repas une grosse fourmi, a priori une bull ant, de 2 cm (Francis trouve que j'exagère, mais elle était vraiment grosse), de peur de me faire piquer par elle. Je n'ose pas même imaginer a quel point ça doit faire mal. Mais nous avons du vinaigre.

Je finis d'écrire à la chaleur du feu que je vais malheureusement devoir quitter pour aller me coucher.

Leçon n*10 : toutes les bonnes choses ont une fin.

Gravina in PugliaGrand jeu concours, le Quizz Australien

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