De la Pensylvanie a l'Ontario en passant par les chutes du Niagara
Wednesday, June 24, 2009 11:21:33 PM
Nous venons juste de quitter Niagara Falls, et Francis a encore un pneu crevé. Celui de l'avant cette fois. Il y a 2 jours, c'était le pneu arrière. Il faut croire qu'ils commencent à être usés. Pourtant on les a changés il y a 4 mois, mais la Carretera Australe a probablement accéléré le vieillissement. On va essayer les antioxydants.
Moi, je m'en sors bien. Presque 12000 kilomètres et toujours une seule crevaison. Je croise les orteils et je touche du chêne.
Bon, on vous a plus ou moins abandonnés en compagnie des amish, c'est à dire en Ohio et Pennsylvanie. Alors reprenons. Une fois arrivés au Nord de l'Ohio, nous avons atteint le lac Erie. Immense. Majestueux quand il fait beau, et mouillé quand il pleut. C'est cette partie des Etats-Unis que nous avons préférée en ce qui concerne les paysages. Les baignades dans le lac, les beaux couchés de soleil, les ricochets,...
Autre chose nous a surpris. Depuis le Kentucky et à travers l'Ohio, on voyait essentiellement des champs de maïs et de blé. Et quand on est passé en Pensylvanie, les vignobles sont apparus soudainement, ainsi que les arbres fruitiers. Côté américain, dans les états de Pensylvanie et New York, les vignes semblaient quelque peu négligées. Depuis que nous sommes dans l'Ontario, les vignes ressemblent plus à ce que nous sommes habitués à voir en France. Pas trop de mauvaises herbes au pied des cèpes, et parfois de beaux rosiers devant.
Nous faisons régulièrement des pauses cerises au bord des routes.
Autant dire que nous sommes revenus a un rythme très patachon ces derniers temps.
A propos des villes que nous avons traversées il n'y a pas grand chose a dire. Sauf que Buffalo ressemble a une ville industrielle touchée par la révolution du tertiaire. Nous avons appris depuis que la construction du canal reliant le lac Erie au lac Ontario a déprimé l'économie de cette ville. On observe donc des immeubles à l'abandon, des terrains vagues, des engins en pleine démolition, et quelques tours dont la hideuse tour HSBC.
En ce qui concerne la ville de Niagara Falls, nous avons été impressionnés par plusieurs choses. La majestuosité des chutes bien sûr. Ensuite l'attraction touristique à outrance en ce qui concerne le quartier touristique de la ville, à proximité des chutes : Sheraton, Hilton, et autres grands hôtels sont tous représentés par d'immenses tours et les rues ressemblent à Eurodisney. Il n'y a que attractions, restaurants, hôtels et casinos dans ce quartier.
C'est comme ça que j'imaginais Las Vegas, mais pas les chutes du Niagara. Pour moi, ce devait être la nature dans toute sa force et sa simplicité : juste de la roche et de l'eau.
Enfin bon, on comprend que tout le monde veuille voir ce site.
Mais il me semble que le gouvernement n'a pas géré au mieux l'intégration environnementale. Les usines claircemées sur tout le côté américain et les barrages en amont, les énormes barrages en béton en aval qui côtoient les falaises boisées. Ça fait bizarre.
Francis a lu sur Wikipedia que l'eau de la rivière Niagara n'est que peu détournée le jour (pour que les chutes soient belles pour les touristes), mais qu'ils en détournent plus de 50% la nuit pour faire de l'hydroélectricité. Apparemment il y a aussi un problème d'érosion (les chutes ont reculé de 11 km depuis leur point d'origine en quelques dizaines de milliers d'années) et les scientifiques craignent que le lac Erie se vide un jour dans le lac Ontario. Donc ils détournent plus d'eau et consolident le lit de la rivière.
Petit detail rigolo, en 1969, ils ont meme "ferme le robinet" des chutes americaines pendant plusieurs mois afin de colmater quelques fissures. Et quand on voit les chutes (2800 tonnes d'eau par seconde), on n'imagine pas qu'on puisse les fermer comme ca !
Bien qu'ultra touristique, nous nous sommes quand meme offert un petit tour en bateau au pied des chutes. Tres impressionant. L'appareil photo est celui qui a le moins apprecie l'aventure, puisque ses lentilles ont mis le reste de la journee a secher.
Tout cela ne doit pas être au goût des Amish !
Mais la région des grands lacs est tout de même très belle.







