l'Australie, les + les -
Wednesday, January 21, 2009 12:00:58 PM
Nous avons aimé :
- La nature, belle et si différente de chez nous.
- les kangourous.
- Le peu de monde. Plus de 20 fois la superficie de la France et le tiers d'habitants, ici il y a de la place. Peu de monde sur les routes, sur les plages, dans les rivières...
- La culture de l'extérieur, du camping et du gratuit. Chose étonnante pour un Européen on trouve en Australie des tables de pique-nique absolument partout, des barbecues à gaz publics et gratuits, des camping en bord de plage gratuits. Les refuges de la Munda Biddi sont en bon état et gratuits... Parfait pour nous ! Des Visitor Center sont présents dans toutes les villes et les gens y sont très serviables.
- la gentillesse et la décontraction de beaucoup d'Australiens. Par exemple lorsque nous avions crevé, tout le monde s'arrêtait et nous demandait si nous avions besoin d'aide, d'eau ou d'outils. Nous avons également été invité spontanément par des gens a dîner ou à dormir chez eux, ce qui ne nous était quasiment jamais arrivé en Europe.
- la culture du volontariat. Les sauveteurs en mer, les personnes des points informations... le nombre de volontaires est impressionant. Comment font-ils ???
- Achetez Australien ! Sur les paquets de nourriture ou dans la rue, on vous pousse à acheter local. Il n'est pas rare de lire des "made by Aussies, loved by Aussies", "100% Australian owned" ou "give your kids a job, buy Australian". On devrait peut être faire un peu ça chez nous aussi.
Nous n'avons pas aimé :
- les voitures. Il y a peu de cyclistes en Australie, ce qui fait que les conducteurs n'ont pas l'habitude de les voir sur la route. Nous avons été rasé beaucoup trop de fois, voir insultés... Pas cool. Autre chose énervante, surtout en Western Australia, les gens viennent en voiture à la plage et se garent...dessus ! Comme ça ils n'ont pas besoin de marcher jusqu'à l'eau...
- la nourriture très "à l'américaine". Moins de produits frais, beaucoup de conserves, de sodas, de chips, de snacks. Tout est marqué "fat free" (même les fruits secs, il faut le faire !) sauf au final les gens eux-mêmes...20 millions d'habitants et 7 millions de personnes en surpoids. Le pain (carré) n'est pas très bon et quasiment tout contient des arômes artificiels. Un jus de pomme "pure juice" contient par exemple du sucre ajouté, des acidifiants et de l'arôme pomme !
- Et il est triste de voir tous les effets néfastes de "l'homme blanc" sur ce continent. L'Australie est un pays très fragile, et la nature comme la culture aborigène ont mal vécu l'arrivée des colons, il y a de cela à peine 200 ans. La nature tout d'abord. L'australie est le continent le plus sec du monde. Isolée de toute autre terre pendant plus de xxx millions d'années, la plupart des espèces sont endémiques et sont adaptées au climat difficile et à la pauvreté du sol australien. Les milliers d'espèces animales et végétales introduites par les colons ont causé des dommages énormes à l'écosystème local. Les anglais ont même entrepris de remplacer des espèces locales dites inférieures par des espèces européennes dites supérieures. D'où l'arrivée du lapin et du renard, qui sont aujourd'hui les ennemis publiques numéro 1. Sans parler des barrages qui assèchent les rivières, de l'élevage intensif qui fait des prouts, des cultures qui appauvrissent les sols, de la déforestation, des centrales électriques 100% charbon, de la salinisation des nappes phréatiques et on en passe. En bref, l'Australie est aujourd'hui dans une belle crise écologique. La bonne nouvelle : tout le monde ici en est conscient. Espérons qu'ils s'en sortent !
Deuxième grands perdants, les aborigènes. C'est à dire les gens qui vivaient là depuis 40000 ans et dont la culture a quasiment disparu en 200 ans. Sujet un peu délicat ici. Faut dire que les Anglais n'y ont pas été par 4 chemins avec eux. Version officielle à l'époque, l'Australie n'était pas habitée, les aborigènes n'étant pas des hommes. Mousquet, malaria, alcool, empoisonnement des points d'eau, arnaques, tous les moyens étaient bons pour se debarasser de ces géneurs qui prétendaient être chez eux. On nous a dit que jusqu'au début du XXe siècle, il était toléré d'abattre les aborigènes fauteurs de trouble dans certaines parties du pays. Aujourd'hui, on essaye de se rattraper mais le mal est fait. Coupés de leur racines et privés de leur terres, beaucoup d'aborigènes sont dans un sal état, avec des problèmes de drogue, d'alcool et d'obésité. Triste spectacle ! Surtout que ces gens faisaient jusqu'à pas si longtemps ce que nous n'arrivont pas à faire, vivre sans abîmer leur terre.
La section "nous n'avons pas aimé" prend beaucoup de place. Ne vous méprenez pas : nous avons adore ce pays. C'est juste qu'on prend plus de pincettes pour dire ce qui ne nous a pas plu, du coup ça prend de la place...







