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Posts tagged with "cyclotourisme"

Quelques rencontres états-uniennes

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Le terme états-uniens est certes très moche, mais il me paraît maintenant difficile d'appeler ces gens les Américains. Et les Chiliens, les Mexicains, les Canadiens ... ?? Ils sont américains aussi, non ?

Bon. Une première rencontre intéressante : Linda et JC. J'attends devant le Walmart de Fulton (Mississippi) quand Linda s'approche de moi, me demande ce que je lis, puis m'invite à dormir chez elle. Je note son adresse (c'est juste à côté).
Quand Francis sort du supermarché tout chargé de denrées, je lui explique le deal. Il est partant et nous achetons vite une plante en pot (le vélo de Francis commence à ressembler à un train indien ou à un camion poubelle napolitain, comme vous préférez). Puis nous filons (tant bien que mal) chez Linda. Elle nous présente son mari, JC, très préoccupé par un petit poussin qui n'est pas au mieux de sa forme. Nous visitons ensemble leur grande maison quand JC nous demande si nous sommes croyants. Je dis que je suis catholique, et Francis explique qu'il est athée. JC réplique qu'il aura donc avec nous une petite conversation.
JC nous demande ensuite si nous sommes mariés. Nous répondons que nous sommes fiancés, et Linda nous montre alors nos deux chambres, séparées. Oups ?!

Ceci étant fait, JC nous fait une démonstration de son équipement de chasseur de dindes sauvages. C'est très drôle de le voir camouflé, avec ses vêtements pleins de feuilles, et en train de pousser des petits cris censés imiter l'appel de la femelle. Il nous montre ses trophées de chasse : les barbes des dindes qu'il a tuées. Il y en a moultes. La taille de la barbe augmente avec l'âge, et l'on n'est pas censé tuer des jeunes, mais il y a tout de même quelques petites barbes dans la boîte. Il nous explique que les quotas dans le Mississippi sont de 3 dindes par an et par chasseur. Mais l'année dernière il en a tué 7 : une fois 2 en un tir, une autre fois 3, et une au Tennessee !
Après avoir bien ri, c'est l'heure de la petite discussion.
Linda nous apporte de quoi dîner, et une bible. Et là, JC tente une démonstration de la véracité des écrits bibliques, de l'existence de Jesus, de Dieu et de l'enfer qui attend les brebis égarées comme nous. Il nous fait lire alternativement des passages de la Bible. C'est assez intéressant à voir, mais Francis se sent très mal à l'aise. Linda s'en rend probablement compte car elle demande a JC de passer à la fin de sa démonstration. Nous prétextons la fatigue pour échapper à la fin du discours.
Le lendemain matin, JC nous emmène petit-déjeuner au restaurant, et évite toute allusion biblique. Je pense qu'il s'est pris quelques reproches de sa femme.
Il nous dit juste qu'il a planté la petite graine. Je ne suis pas sûre qu'elle va pousser.
En partant, JC nous a donné quelques prospectus et les deux premières lessons de son mouvement, nommé "Back to the Bible". Parce qu'il existe trop de confessions chrétiennes, celle-ci se veut rassembliste et plus proche des textes bibliques.
Nous refusons une bible : nous sommes assez chargés.
Puis nous quittons nos hôtes, adorables mais un peu trop entreprenants.
Nous passons les semaines qui suivent à parler religions, et philosophie.

Deuxième rencontre : des cyclotouristes, Derek, Hanley et Wim.


Derek est un jeune Canadien de 22 ans. Il est parti de Vancouver il y a un peu plus d'un an, abandonnant son poste dans une scierie. Son frère l'a suivi à la dernière minute. Et ils sont partis tous les 2 avec pour objectif d'atteindre le sud des Etats-Unis en descendant la côte Ouest. Ce faisant, Derek est devenu accroc et a continué jusqu'au Mexique, qu'il a traversé en 7 jours, et au Guatemala. Ayant un vélo droit de route, il a été confronté à l'omniprésence des pistes en Amerique centrale, et a décidé de repartir vers le Nord. Il a suivi la Underground Railroad avec nous et nous a quitté peu avant Cincinnati, en direction de Boston, puis Halifax et Vancouver. Ce drôle de garçon se nourrit de haricots rouges en boîte à tous les repas, généralement froids et directement dans la boîte pour gagner du temps. Depuis qu'on l'a rencontré, je lui ai appris à faire de la purée en sachet. Et Derek alterne maintenant "beans" et purée.

Il aime pédaler doucement avec d'autres, mais quand il pédale seul, il va "stupid fast". Ainsi son premier voyage a vélo totalisera plus de 30000 km en un an et demi. Et il ne compte pas s'arrêter là. Selon nous, c'est un grand espoir du cyclotourisme. A noter, le tatouage qu'il a sur l'avant bras droit...Quand on vous dit que ce gars la est serieux !





Wim et Hanley sont sud-africains et parlent donc l'afrikaans. Nous n'avons pas retenu grand chose de nos leçons, sauf 2 expressions : " laka bru" ("c'est cool mon pote") et "bak ballas" (litéralement "se les dorer au soleil", en pratique "profiter du bon temps").





Wim vient d'une famille nombreuse et n'a pas pu aller à l'université, car il n'y a pas vraiment de système d'éducation (ou de santé d'ailleurs) public en Afrique du Sud ; les universités coutent donc très cher. Il est informaticien "bases de donnees" autodidacte, a travaillé entre autres à Téhéran 6 mois et à Londres 1 an pour des compagnies de téléphonie mobile. Il aimerait créer sa propre entreprise en rentrant en Afrique du Sud.


Hanley a un diplôme d'enseignante mais ne souhaite pas enseigner. Elle a travaillé dans le domaine de l'édition et souhaiterait écrire des romans. Elle a déjà publié quelques nouvelles en afrikaans dans des revues.
Nous avons appris beaucoup de choses sur l'Afrique du Sud grâce à eux. Apparemment, l'insécurité est un gros problème actuellement. Dès que les habitants ont assez d'argent, ils se font construire un grillage électrifié autour de leur maison. Le vote des Noirs a été accepté par référendum en 1993 et les premières élections au suffrage universel ont eu lieu en 1995 !!
Wim et Hanley ont connu la ségrégation, avec les écoles pour blancs, les plages pour blancs, les toilettes pour blancs... Apparemment, le gouvernement a introduit des quotas pour que les Noirs aient accès aux emplois, mais n'a pas créé en parallèle un système d'éducation pour tous. Du coup, les patrons se doivent d'employer des Blacks, mais ceux-ci ne sont souvent pas qualifiés, et ça ne marche donc pas. Ils les renvoient les uns après les autres. Du coup il y a beaucoup d'instabilité et de pauvres.
Ils ont introduit des lois interdisant les propos à caractère raciste, et il y a apparemment de nombreux procès. Dans les campagnes et chez les anciennes générations, les pensées racistes sont encore monnaie courante. Les blancs se font parfois encore appeler "Mister", alors que c'est théoriquement interdit.
Les jeunes espèrent des jours meilleurs mais beaucoup fuient. La soeur de Wim a fuit en Australie après qu'un cambrioleur soit venu piller sa maison de nuit et ait demandé à ses enfants où était la chambre des parents en poitant une arme sur eux. La petite a répondu, et elle fait des cauchemards depuis, car elle a cru que l'homme allait tuer sa mère, et qu'elle en était responsable.
Espérons que tout cela s'arrange !
Avec Hanley et Wim, nous sommes allés presque jusqu'au lac Erie. Puis ils nous ont quitté car ils devaient rentrer sur Londres puis en Afrique du Sud.



Nous avons passé de bons moments ensemble, et ces 3 compagnons de voyage nous ont aussi redonner de la pêche : au Chili nous nous étions habitués à pédaler 50 km par jour (et encore), avec eux nous avons grandement accéléré le rythme. Ca n'a pas toujours ete facile, car nous etions largement plus charges qu'eux.

Merci les amis. Et à la prochaine.




Nous avons croisé avec nos 3 amis sur une piste cyclable de l'Ohio Dan et Elsie. Le soir, comme nous finissions d'installer nos tentes sur une pelouse (avec l'aval du policier local), Dan et Elsie reviennent en voiture et nous offrent leur "cabin", leur maison de vacances, qui se trouve au bord d'un lac à une trentaine de kilomètres de là où nous sommes. Nous ne nous faisons pas prier et acceptons quasi immediatement. Nous apprenons le lendemain que Dan est né et a grandit dans une famille amish. Puis il a choisi de "sauter par dessus la barrière" ("he jumped over the fence") pour devenir Mennonite, le courant chrétien anabaptiste dont proviennent les Amish.

Les Mennonites prônent aussi une vie plus simple, et des valeurs familiales et amicales, mais sont beaucoup moins opposés au changement et aux technologies. La preuve, Dan et Elsie ont 2 grosses 4x4, une grande maison et leur "cabin" avec l'électricité. Vue la taille de la pelouse, ils ne doivent pas tondre manuellement. Et Dan dirige une entreprise de bâtiment. Il semble avoir gardé des contacts avec les communautés amish car c'est lui qui a construit le restaurant amish local (très bon et pas cher) et il a fait construire sa "cabin" par des ouvriers amish. Le résultat, tout en bois, est magnifique.
Notre après-midi de repos fut fort agréable.

Nous avons rencontré beaucoup d'autres personnes adorables aux Etats-Unis, entre autres la famille Eckler à Cincinnati, la famille French à Evansville, Wendell à Medina (ancien professeur de français et maintenant dentiste), la famille Simeral à Hiram...
Tous des gens très differents et adorables.


Vive les voyages et vive les rencontres !

De Puerto Chacabuco à Puerto Montt en passant par l'île de Chiloe

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Arrivés à Puerto Chacabuco, il fait tout juste nuit. Nous achetons nos billets de bateau pour rejoindre Quellon, au sud de l'île de Chiloe, puis allons faire cuire nos pâtes sur la plaza de Armas, toute vide.

Nous cherchons ensuite un lieu chaud pour attendre notre bateau, car le départ a été retardé de 23h à 3h du mat. Nous faisons le tour des bars de la ville (c'est vite fait), mais tous ferment à 22h. On nous dit que le seul endroit ouvert après 22h est un hôtel situé un peu plus haut. Nous allons y jeter un coup d'oeil car il fait vraiment trop froid pour rester dehors.

Nous arrivons devant un grand bâtiment luxueux. C'est à se demander comment il a pu arriver dans cette petite ville ! Francis est sceptique, mais je rentre et la dame nous répond qu'il n'y aucun problème et que nous pouvons attendre ici notre bateau. Nous nous posons au coin de la grande cheminée, commençons à lire et voyons arriver ... Ben ! Qui nous dit qu'il y a billard et internet gratuit à l'étage et que plusieurs autres cyclistes attendent le bateau en buvant des bières. Bien sûr, nous lui emboitons le pas, et notre attente devient paradisiaque.

Le bateau finit par arriver. Et, pour ceux qui suivent, le dernier ne nous avait pas trop réussi. Alors, cette fois, nous sommes arrivés blindés. On nous avait dit que quand on commence à se sentir mal, il faut manger, et ne plus s'arrêter. Nous sommes donc arrivés avec de quoi manger pour 10 jours, et au moins 5 kg de sucreries : du coca, des gâteaux, du dulce de membrillo (pâte de coin, dessert national), du chocolat et autres produits hautement caloriques.

Et nous avons été hautement "déçus". Par la mer d'abord : cette fois nous n'étions pas sur un lac et pourtant la mer, la vraie, est restée toute plate, ou presque. Puis par le bateau, qui n'a pas bougé.

Et quel luxe ! Il y avait même une douche avec de l'eau chaude. Pour environ 5 euros de plus, nous avons choisi de passer d'un siège au confort d'une cabine avec couchette. Il faut savoir tout de même que la traversée coûte 14000 pesos pour un chilien quand elle en coûte 35000 pour un étranger (pour le même service).

Nous nous sentions si bien sur ce bateau que nous avons installé un tripot de coinche à bord, avec nos célèbres partenaires de jeu, j'ai nommé Ben et Cot.

Et lorsque le bateau a commencé à rouler légèrement, nous sommes allés nous coucher. J'ai aussi encore perdu une partie d'échecs face à Francis, mais on passera ça sous silence.

Censés arriver a 5h du mat après 26h de voyage, nous arrivons dans la baie de Quellon vers 7-8h. Là, ils ont debarqué tous les passagers Chiliens dans un petit bateau, et les cyclistes étrangers sont restés à bord jusqu'à midi. Pour cause de marée basse, de parking portuaire embouteillé ou autre raison de marin d'eau douce. Comme l'équipage n'avait rien à faire, ils ont essayé de mettre un canot de sauvetage à la mer. Et ce n'était pas une mince affaire !

Une fois debarqués et après 35 heures de bateau, nous finissons à 8 cyclistes dans un boui-boui sur le bord de mer, où nous mangeons du merlu, un alcoolique local nous ayant deconseillé le saumon qui serait contaminé. Car, à Chiloe, ce n'est plus boeuf à tous les repas, mais poisson à tous les repas. Frit ou grillé, c'est saumon ou merlu.




Nous repartons sur la belle route goudronée, puis optons pour la piste de bord de mer : encore du ripio (gravier) ! Oui, j'ai un peu maudit Francis d'avoir insisté pour qu'on passe par là à la centième montée caillouteuse de la journée.




Un peu mais pas trop, car nous dormons dans un joli petit village au bord d'une rivière et découverons Quemchi, magnifique village de pêcheur qui, bien qu'étant au niveau 0, est un magnifique certes, mais insupportable parcours de montagnes russes. Le resto du port est à la hauteur, et j'accepte donc de continuer sur la piste de bord de mer plutôt que de rejoindre la route bitumée.
Après ce bon repas, nous repartons, pour vite nous arrêter : Francis trouve un super spot sur la plage de Lliuco : du soleil, les Andes en fond, un peu de guitare et de bon vin, et puis des dauphins qui sautent de partout. Que demander de plus ?


Nous observons les locaux faire des allers retours entre la plage et leur champ avec leurs boeufs pour aller ramasser les algues qui servent d'engrais pour pommes de terre.

Le matin nous retrouvons Ben et Adeline sur la piste, et nous nous dirigeons tous vers Chacao, d'où partent les bacs pour rejoindre la terre ferme.



Nous déjeunons à Manao, où les écoliers nous font un acceuil d'enfer. En voyant les velos, ils sortent tous de l'école en courant, poursuivis par leur enseignant qui leur demande de rentrer. Il finit par céder et leur accorde une pause. Ils viennent essayer nos vélos, l'un d'entre eux a des verrues plein les mains et des carries plein les dents. Beurk.
Puis leur prof vient nous parler. Un peu âgé déjà, il nous dit en avoir un peu marre des enfants et souhaiter créer une école de musique traditionnelle locale, lui étant accordéoniste. Il fait la classe à 13 enfants de 4 a 11 ans. Il nous fait visiter son école, un vieux bâtiment en taule, mais qui contient 3 ordinateurs flambants neufs.
L'un des enfants attrape on ne sait comment un colibri et nous l'apporte fièrement. Il peut l'être, ces oiseaux sont tellement rapides qu'il est difficile de voir plus qu'un éclair coloré quand ils passent à proximité. Il ouvre sa main et l'oiseau disparaît en une fraction de seconde.



Quand nous embarquons enfin sur le bac, nous sommes étonnés par le nombre d'otaries qui nagent autour de nous. Il y en a partout !

Plus qu'une soixantaine de kilomètres et nous arrivons à destination : Puerto Montt nous acceuille. Et Yolanda dans son auberge qui coûte 5000 pesos (6 euros) par personne, petit dej' inclus.



Ce port bouillonne d'activité le jour, et se calme la nuit. Tout le monde nous dit qu'il est dangereux (peligroso) de se promener la nuit. Au port, nous trouvons une super cantine : poisson, crustacé, petits pains frits accompagnés de la rougaille locale pour 3000 pesos. On en redemande.

Mais s'il est facile de trouver à manger, il est beaucoup moins facile de trouver des cartons pour embaler des vélos. Nous finissons donc par amalgamer petits cartons sales, scotch de déménagement, papier bulle (va demander ça en espagnol !) et duct tape pour faire quelque chose d'assez solide, bien que beaucoup moins présentable que d'habitude
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Nous devons nous séparer de nos inséparables amis Ben et Adeline, nous dirigeant tous vers le Nord et le soleil, eux vers Santiago en bus, et nous vers Mobile en avion. Bon vent aux salanchards !

Et en vol pour les Estados Unidos !

La Nouvelle-Zelande à vélo

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La Nouvelle-Zelande est vraiment un endroit exceptionnel pour faire du vélo. D'ailleurs on n'arrête pas d'y croiser des cyclos de tous poils à longueur de journée.

Livres

Il existe 2 livres dédiés au cyclotourisme dans ce pays : le Lonely Planet "Cycling New Zealand" et les deux "Pedaler's paradise" de l'île du Nord et de l'île du Sud.

Le Lonely Planet date de 2000 et commence donc à dater. Ils sont nous a-t-on dit en train de préparer la prochaine édition. L'autre est bien à jour et est très précis : pas de chichis ou d'information sur le pays, on y trouve les denivellés et les endroits où dormir, les magasins et autres infos pratiques.

Quand pédaler ?
La NZ est un pays assez long, le climat varie donc pas mal d'un endroit à l'autre.
Au Nord de l'île du Nord, vers Auckland, il fait beau et chaud. Puis quand on descend vers le Sud, ça se rafraîchit un peu. Vers Wellington, le climat n'est pas connu pour être excellent ("you can't see Wellington on a good day").



Dans l'île du Sud il y a de grosses différences de climat. La côte Ouest est la Wet Coast : il y pleut beaucoup. Sur la côte Est (côté Christchurch), le temps est bien meilleur.
Enfin, tout dans le Sud, on commence à être vraiment bas et il peut faire carrément frisquet. En plein été nous avons frolé les 0 degrés certains soirs. Et il y a des pinguins qui se balladent sur les plages.



Tout ça pour dire, le meilleur moment pour faire du vélo, c'est en plein été, vers janvier-fevrier. (Attention, n'allez pas la bas en juillet, vous seriez déçus...). Surtout pour l'île du Sud. Pour le Nord, on peut sûrement déborder un peu plus de la "haute saison".

Notre trajet.
Nous avions 6 semaines sur place. Nous avons choisi de rester sur l'île du Sud, très belle et beaucoup moins peuplée.

Nous sommes partis de Picton et avons rejoint Westport au Nord de la côte Ouest. En chemin, nous avons fait une rando magnifique à Saint-Arnaud.

Puis nous avons descendu toute la côte Ouest jusqu'à Haast. C'est magnifique.
Là, nous avons rejoint Makarora et avons fait une autre super rando de 3 jours : Gyllepsie Pass. A Queenstown il y a un bon plan qui n'est pas dans les bouquins : prenez le bateau à charbon qui vous mène de l'autre côté du lac. De là part une piste de terre très peu fréquentée. 100km plus loin, elle rejoint la route bitumée et vous emmene jusqu'à Te Anau. C'est un bon raccourci qui fait éviter la circulation.

De là, nous avons fait du stop jusqu'à Milford Sound. Le faire à vélo est possible mais pour les sur motivés uniquement. Il faut faire l'aller-retour et ça grimpe sévère.


Enfin nous avons décidé de pousser jusqu'à l'extrême Sud vers Invercargill. La route devient vite facile et les paysages sont moins intéressants. Mais l'intérêt de la région est ailleurs : on peut voir sur les plages du Sud pinguins, lions de mer, otaries, dauphins et autres bestioles inhabituelles.

Il y a bien sûr bien d'autres endroits réputés dans ce pays où faire du vélo (côte Est de l'île du Sud, lac Tekapo, certaines régions de l'île du Nord). Mais nous ne les avons pas vus, alors nous n'en dirons rien.

Difficulté
Presque toutes les routes sont goudronnées. Le pays est très montagneux et il y a donc pas mal de côtes et quelques cols. Mais rien d'infaisable.

Trucs dangereux ?
Les voitures sont le seul animal dangereux. Les gens ne conduisent pas très prudement, surtout les locaux.
Il n'y a par contre ni serpent, ni araignées.

Il y a bien UN animal super relou : les sandflies ! Repulsif obligatoire.


Voilà. En conclusion, un voyage à vélo en Nouvelle-Zelande, c'est top.