ITALIE, suite et fin !
Monday, November 3, 2008 8:16:07 AM
Arrivés a Bari, nous avons abandonné nos montures à l'auberge de jeunesse du coin. Ceci après d'âpres discution, les gérants nous demandant 10€ par jour pour laisser les "bici" au chaud dans l'immense hôtel. Du coup nous voulions les laisser dehors devant l'hôtel à l'emplacement prévu à cet effet. Ah non, là ça fait moche, c'est pas possible. Au final nous les laissons dans un petit enclos fermé à l'extérieur de l'hôtel, gratuit. Une petite prière à Saint-Antoine de Padou (grand voleur et grand filou) pour que nous retrouvions nos vélos en rentrant et nous prenons le train direction la Sicile. Ma mère (f6) y passe les vacances de la Toussaint en famille et c'est l'occasion de se revoir avant que nous ne soyions plus loin.
Bon autant le dire tout de suite, le Sud de l'italie n'a pas les meilleurs transports du monde. Vous vous y attendiez ? Nous aussi. Pour faire les 400km qui separent Bari du Stromboli, nous mettons 22h (4 trains, 2 bus, 2 bateaux). Faut dire qu'ils donnent dans l'exentrique, ils mettent le train dans un bateau pour rejoindre la Sicile. A ce point là, vous ne vous y attendiez pas ? Nous non plus... Nous arrivons finalement au Stromboli, et le déplacement valait la peine, nous avons la joie de revoir ma mère, une de mes soeurs et 5 de mes petits neveux et nièces.
Et sur le Stromboli, il y a pas 36 trucs à faire, on va voir le volcan en éruption !
Avant, la vie était plus simple. On arrivait sur le Stromboli, on prenait ses chaussures et on montait voir la lave. Jusqu'au jour où eu lieu la fameuse réunion des chefs de l'île.
- ils sont cools tout ces touristes, hein ? Ils ont plein de fric.
- Ouais
- Ce qui est con, c'est que pour monter sur le volcan, c'est gratuit.
- Ouais
- Et mais ce qu'on pourrait faire, c'est dire que maintenant faut prendre un guide et payer 25€ par personne ! Et les guides, et bah c'est nous.
- ouhaa trop fort
- Et en plus, on pourrait mettre une taxe de 3€ qu'on appelerait "taxe de 3€", comme ça on gagne encore plus !
- trop bien !
Et voilà.
Du coup, un soir nous sommes montés tous ensemble à l'observatoire situé à la limite de gratuité du volcan (400m d'altitude). Déjà on voit bien les explosions de lave, c'est assez impressionant. Et la nous croisons un couple qui redescend du sommet et qui nous explique que les Carabinieris dorment et qu'on peut monter sans se prendre une amande.
Nous sommes donc montés la haut à 5, et là on en prend plein les yeux ! La première eruption nous a tous fait sursauter tant le bruit etait fort. Inoubliable ! Petit regret, prendre des photos est délicat puisqu'il faut trouver le bon temps d'exposition et la bonne ouverture pour voir les trajectoires des projections de lave sans être sur ou sous exposé. Le tout dans le noir avec une éruption toutes les 20 minutes environ...
Crampe à l'index garantie ! Juste au moment ou je commençais a prendre le truc, il nous a fallu partir : il était 3h du mat, il nous restait 900m à descendre et mon petit neveu de 8 ans malgres toute sa vaillance s'était endormi dans les bras... d'Hélène (qui a dit "Morphée"?). Un lieu de plus ou il nous faudra revenir !
Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à Vulcano entre 2 bateaux. 1h40 de battement. Un monsieur nous dit qu'avec un guide, monter au cratère et en faire le tour prend 5 heures (et sûrement aussi 20€
). Nous jaissons du bateau comme des diables de leurs boîtes, trouvons un monsieur qui accepte de garder nos sacs et partons à l'assaut du cratère. Au bout de 100m nous nous faisons un pote : un jeune chien jaune qui décide de venir randonner avec nous. Bien pratique, il connaît la route et marche devant nous tout du long. 5 heures?? C'est sans compter sur nos jambes et nos coeurs de cyclistes ! En 45 minutes nous sommes haut, toujours avec le chien, puis nous avons le temps de faire le tour du cratère fumant et jaune de soufre avant d'entamer la descente toujours avec notre pote que nous avons baptisé "Vulcano". En si peu de temps, on ne peut pas non plus faire dans l'original. Les fumeroles suffocantes de soufre ne l'impressionnent pas. Quand l'air était trop irrespirable, il prenait tranquillement un autre chemin, nous laissant nous débattre pour trouver de l'air frais.
Nous arrivons au bateau avec une marge confortable de 2 minutes sur l'horaire. Le bateau est arrive avec un quart d'heures de retard, forcément.
Nous rentrons à Bari avec le plus grand mal : les horaires que nous avions étaient faux, le train au lieu d'arriver à 22h arrive a 8h du matin le lendemain alors que nous étions censé dormir à l'hôtel. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont accepté de garder nos affaires et nos vélos. 2 trains, 3 bateaux et 350km de stop plus tard, nous arrivons à Bari. Et bien que nous ayons appelé pour le prévenir, l'hôtelier veut nous faire payer pour la garde des bagages ! 10€ par jour, rien que ça pour un tas de bagages dans un coin...sinon il ne nous rend pas les vélos. Il est bien gentil, mais nous on a un bateau a prendre, un récupère toutes nos affaires, on fait passer les vélos par dessus la clôture derrière laquelle ils sont "enfermés" et on charge. Bien sur il est pas content, il appelle un ami a lui, ils veulent m'empêcher de partir et menacent d'appeler la police. Je sors mon flingue, leur tire dans les jambes et m'enfuit dans un crissement de pneus. Ah non, ça c'était une autre fois. Je lui dit qu'il a mon nom et qu'il peut appeler la police s'il a envie et m'en vais comme un prince. Direction le port ( certainement déjà recherchés par toutes les polices du pays ) et embarquons vers la Grece. Fin de nos aventures italiennes.







