Archive: January 2009

De Melbourne a Sydney a velo

Nous avons fait le choix de prendre le train de Melbourne a Bairnsdale pour nous écarter au plus vite de la circulation. Il eétait facile de mettre nos vélos dans le train. C'est une bonne option.

Puis il existe une piste cyclable, la East Gippsland Rail Trail, qui va de Bairnsdale à Lakes Entrance en passant par Nowa Nowa. Nous avons fait le segment qui va de Bairnsdale à Bruthen.

De Bruthen à Tathra
Puis nous sommes partis à l'assaut de la Barry Way, qui passe par Buchan pour rejoindre Jindabyne. Ensuite, nous avons obliqué vers l'Est pour rejoindre la côte, en passant par Dalgety et Nimitabel.
De Buchan à Nimitabel, la plupart de la route n'est pas bitumée, donc mieux vaut un VTT ou un VTC (ou un vélo couché avec des pneus Schwalbe Marathon et des amortisseurs).
De Nimitabel, la highway rejoint Bega. Elle est assez frequentée.
Ensuite, la route qui va jusqu'à Tathra n'est pas trop frequentée.
C'est le segment que nous avons préféré dans l'Est de l'Australie, et nous vous le conseillons vivement : montagnes, jolies rivières, peu de circulation.

Informations pratiques de Bairnsdale à Tathra

XXX km

En ce qui concerne le ravitaillement, il y a des supermarchés a Bairnsdale, Jindabyne et Bega. A Bruthen, il y a un general store (=petite boutique qui vend les produits alimentaires de base mais un peu cher) et une boulangerie. A Buchan, le general store est assez cher. Après, il n'y a pas grand chose jusqu'à Jindabybe, sauf à Gelantipy et à Seldom Seen. A Gelantipy, il s'agit d'un centre de voyages scolaires, et la patronne vend des produits (fruits, gâteaux secs, pâtes...) pour pas trop cher. A Seldom Seen, ne vous arrêtez pas si vous êtes pressés car le patron David est très accaparant et vend ses produits cher, sauf peut-être les oeufs de ses poules.
En ce qui concerne l'eau, il est pratique d'avoir un filtre ou des pastilles pour ne pas en porter trop. Dans ce cas, vous trouverez de l'eau régulièrement entre Buchan et Jakobs Creek. Entre Jakobs Creek et Jindabyne, il n'y a pas vraiment de point d'eau, donc attention !
Pour ceux qui cuisinent à l'essence, pas de problème, il y a beaucoup de pompes : Buchan, Gelantipy, Seldom Seen, Jindabyne, Dalgety, Nimitabel, et plusieurs avant Bega.
Nous avons fait du camping sauvage sans problème, sauf à Jindabyne où le camping est agréable, avec les emplacements pour tentes juste au dessus du lac et le wifi gratuit.
Je ne sais pas s'il serait possible de faire ce segment sans tente. Il est possible de trouver un hébergement à Buchan, Gelantipy, Jindabyne, Dalgety, Nimitabel.
Mais le segment Gelantipy-Jindabyne me semble un peu difficile à effectuer en une seule journée. Il y a peut-être un Bed & Breakfast sur ce segment, mais il faudrait vérifier.

De Tathra a Sydney

La côte est belle, mais nous vous deconseillons de la découvrir a vélo. Car la plupart du temps, il n'y a que la Princes Highway comme route. Celle-ci est très fréquentée, surtout quand on se rapproche de Sydney. Parfois, il est possible de rejoindre une route de bord de mer, mais celles-ci sont aussi assez fréquentées. De plus la Highway ne longe pas directement la cote. On ne voit ri d'intéressant et les voitures vous frôlent a plus de 100km/h. Aucun intérêt.
Cette côte est donc a découvrir en voiture, en tout cas tant qu'il n'y a aucune piste cyclable.

Sydney

A priori, il ne semblait pas agréable d'y circuler a vélo.
Perth était bien mieux adaptée, et Melbourne assez adaptée à la bicyclette.

l'Australie, les + les -

L'Australie est vraiment un pays différent. Les gens et les habitudes d'ici nous ont surpris, souvent en bien mais pas toujours. Après quelques semaines passées ici, voilà notre opinion du pays des kangourous.

Nous avons aimé :
- La nature, belle et si différente de chez nous.

- les kangourous.

- Le peu de monde. Plus de 20 fois la superficie de la France et le tiers d'habitants, ici il y a de la place. Peu de monde sur les routes, sur les plages, dans les rivières...

- La culture de l'extérieur, du camping et du gratuit. Chose étonnante pour un Européen on trouve en Australie des tables de pique-nique absolument partout, des barbecues à gaz publics et gratuits, des camping en bord de plage gratuits. Les refuges de la Munda Biddi sont en bon état et gratuits... Parfait pour nous ! Des Visitor Center sont présents dans toutes les villes et les gens y sont très serviables.

- la gentillesse et la décontraction de beaucoup d'Australiens. Par exemple lorsque nous avions crevé, tout le monde s'arrêtait et nous demandait si nous avions besoin d'aide, d'eau ou d'outils. Nous avons également été invité spontanément par des gens a dîner ou à dormir chez eux, ce qui ne nous était quasiment jamais arrivé en Europe.

- la culture du volontariat. Les sauveteurs en mer, les personnes des points informations... le nombre de volontaires est impressionant. Comment font-ils ???

- Achetez Australien ! Sur les paquets de nourriture ou dans la rue, on vous pousse à acheter local. Il n'est pas rare de lire des "made by Aussies, loved by Aussies", "100% Australian owned" ou "give your kids a job, buy Australian". On devrait peut être faire un peu ça chez nous aussi.


Nous n'avons pas aimé :
- les voitures. Il y a peu de cyclistes en Australie, ce qui fait que les conducteurs n'ont pas l'habitude de les voir sur la route. Nous avons été rasé beaucoup trop de fois, voir insultés... Pas cool. Autre chose énervante, surtout en Western Australia, les gens viennent en voiture à la plage et se garent...dessus ! Comme ça ils n'ont pas besoin de marcher jusqu'à l'eau...

- la nourriture très "à l'américaine". Moins de produits frais, beaucoup de conserves, de sodas, de chips, de snacks. Tout est marqué "fat free" (même les fruits secs, il faut le faire !) sauf au final les gens eux-mêmes...20 millions d'habitants et 7 millions de personnes en surpoids. Le pain (carré) n'est pas très bon et quasiment tout contient des arômes artificiels. Un jus de pomme "pure juice" contient par exemple du sucre ajouté, des acidifiants et de l'arôme pomme !

- Et il est triste de voir tous les effets néfastes de "l'homme blanc" sur ce continent. L'Australie est un pays très fragile, et la nature comme la culture aborigène ont mal vécu l'arrivée des colons, il y a de cela à peine 200 ans. La nature tout d'abord. L'australie est le continent le plus sec du monde. Isolée de toute autre terre pendant plus de xxx millions d'années, la plupart des espèces sont endémiques et sont adaptées au climat difficile et à la pauvreté du sol australien. Les milliers d'espèces animales et végétales introduites par les colons ont causé des dommages énormes à l'écosystème local. Les anglais ont même entrepris de remplacer des espèces locales dites inférieures par des espèces européennes dites supérieures. D'où l'arrivée du lapin et du renard, qui sont aujourd'hui les ennemis publiques numéro 1. Sans parler des barrages qui assèchent les rivières, de l'élevage intensif qui fait des prouts, des cultures qui appauvrissent les sols, de la déforestation, des centrales électriques 100% charbon, de la salinisation des nappes phréatiques et on en passe. En bref, l'Australie est aujourd'hui dans une belle crise écologique. La bonne nouvelle : tout le monde ici en est conscient. Espérons qu'ils s'en sortent !
Deuxième grands perdants, les aborigènes. C'est à dire les gens qui vivaient là depuis 40000 ans et dont la culture a quasiment disparu en 200 ans. Sujet un peu délicat ici. Faut dire que les Anglais n'y ont pas été par 4 chemins avec eux. Version officielle à l'époque, l'Australie n'était pas habitée, les aborigènes n'étant pas des hommes. Mousquet, malaria, alcool, empoisonnement des points d'eau, arnaques, tous les moyens étaient bons pour se debarasser de ces géneurs qui prétendaient être chez eux. On nous a dit que jusqu'au début du XXe siècle, il était toléré d'abattre les aborigènes fauteurs de trouble dans certaines parties du pays. Aujourd'hui, on essaye de se rattraper mais le mal est fait. Coupés de leur racines et privés de leur terres, beaucoup d'aborigènes sont dans un sal état, avec des problèmes de drogue, d'alcool et d'obésité. Triste spectacle ! Surtout que ces gens faisaient jusqu'à pas si longtemps ce que nous n'arrivont pas à faire, vivre sans abîmer leur terre.

La section "nous n'avons pas aimé" prend beaucoup de place. Ne vous méprenez pas : nous avons adore ce pays. C'est juste qu'on prend plus de pincettes pour dire ce qui ne nous a pas plu, du coup ça prend de la place...

La côte Est, Melbourne - Sydney

Les transports

Notre épopée dans l'ouest de l'Australie terminée, nous avons dû remettre les vélos dans le bus d'abord (de Albany a Perth), puis dans l'avion pour arriver a Melbourne.


Cette fois, nous avons voulu éviter de risquer de rater notre avion et sommes arrivés a 22h a l'aéroport, notre vol partant a 9h le lendemain matin. Et heureusement ! Nous savions que Quantas fournissait des boîtes pour vélo, mais quand la dame nous les a apportées, nous avons réalisé que ce n'était pas gagné : les boîtes faisaient la taille d'un petit vélo droit avec les roues démontées ! Autrement dit, elles étaient beaucoup trop petites pour nos vélos couchés. Et la dame nous a dit qu'il fallait que ça rentre ! Nous avons essayé de lui dire qu'il serait plus facile de laisser nos vélos intacts pour les déplacer, mais elle nous a répondu avec aplomb que ça risquait d'endommager l'avion ! Nous n'avions pas vu le risque sous cet angle, mais bon. Equipés en papier bulles, sacs plastiques et autres scotchs, nous ne nous sommes pas démoralisés. Francis a démonté les vélos progressivement, jusqu'à ce qu'ils rentrent dans la petite boîte (dérailleur, roues, portes-bagages, guidon, pédales, tout y est passé, jusqu'à ce qu'il ne reste que la carcasse). Pendant ce temps, j'attachais les sacoches, les étiquetais et embalais.

A 3 heures, nous étions fin prêts.
Nous nous sommes couchés sur nos matelas et dans nos sacs de couchage à côté des tapis roulants de récupération des baggages, sous l'oeil envieux d'un couple de hippies sexagénaires qui voyagaient avec pas beaucoup plus d'effets personnels qu'une guitare et dormaient à même la moquette de l'aéroport.
Vers 6h, l'aeroport s'est reveillé, et nous avec. Nous étions les premiers à l'enregistrement !
A l'arrivée à Melbourne, l'aterrissage fut difficile : il a fallu 3 heures à Francis pour remonter les 2 vélos, fatigué après une courte nuit.

Melbourne

Nous sommes restés seulement une journée a Melbourne. Le centre rectangulaire est divisé en beaux "blocks" carrés. Les tours abritent une population très cosmopolite. Les tramways sillonnent la ville, Chinatown regorge de petits restaurants apétissants, quelques "vieux" bâtiments nous rappellent qu'il s'agit d'une ancienne colonie anglaise. Nous pique-niquons sur les rives de la Yarra river et préparons la suite de notre voyage.
Nous avons décidé de prendre le train jusqu'à Bairnsdale, 200 km plus au nord, pour nous laisser le temps de faire un détour par les montagnes.

Kozsiuzko National Park

De Bairnsdale a Bruthen, nous avons pédalé sur une piste cyclable, la East Gippsland Rail Trail, accueillis par la pluie. Puis nous avons obliqué sur Buchan pour nous diriger vers les plus hautes montagnes d'Australie. Qui ne sont pas si hautes que ça ! Mais nous avons eu de bonnes côtes quand même, dont une de 12 km et plus de 700m de montée en continu. La piste n'était pas trop mauvaise à ce moment heureusement. Par endroits, cette route (la "Barry Way") est chaotique, mais elle est très belle : au milieu de la forêt, suivant à un moment la célèbre Snowy River, et croisant nombre d'autres rivières dans lesquelles nous nous sommes baignés. Décrassés et revigorés, nous repartions pédaler sous le soleil de plomb (après plus de 3 semaines fort pluvieuses, il était enfin au rendez vous).
Contrairement à ce que l'on nous avait dit à Buchan, il était possible de trouver un peu de ravitaillement (et d'essence) avant de rejoindre Jindabyne, en particulier à Gelantipy où la dame du camp de voyage scolaire vend quelques produits pas trop chers, ou à Seldom Seen, où les victuailles et l'eau sont chères, mais le patron David vaut le détour. Au milieu de ses poules et de son bazar, il n'avait pas encore désaoulé de sa soirée, et nous racontait tout plein d'histoires en titubant. Nous avons réussi à grand peine à nous échapper quand il nous a proposé de nous emmener dans sa vieille carlingue voir de soi-disant belles chutes d'eau.

Nous avons également croisé sur notre route un charmant serpent marron très photogénique. Était-ce un brown snake ou un tiger snake ? Les 2 sont très venimeux.
Notons aussi que Francis a crevé 2 fois en 3 jours : un morceau de verre dans le pneu avant, puis un clou dans le pneu arrière. Pas de chance. Moi je croise les doigts, toujours aucune depuis Paris.

Les nuits dans le bush sous les étoiles et autour du feu, moi qui cuisine les spaghetti pendant que Francis joue de la guitare... Vive les montagnes !

Jindabyne

La descente sur Jindabyne (environ 40km) fut délicieuse. Une fois arrivés, le camping au bord du lac, la douche chaude, le dernier James Bond au cinéma, le barbecue pour dîner, tout semblait parfait !
Mais notre premier steak de kangourou fut fatal a Francis. Du coup, nous avons passé le 24 décembre à la diète : riz, coca et babane en dessert pour le réveillon.
Le lac de Jindabyne a été créé lors de la construction du barrage dans les années 30. L'ancienne ville a été inondée et l'eau a été détournée de la célèbre Snowy River pour irriguer la région de Canberra. Le lac sert aux sports nautiques en été. L'hiver, Jindabyne est une ville active car elle se trouve en contrebas des 2 seules stations de ski australiennes : Thredbo et Perisher Blue. Mais ici comme en France, la neige se fait de plus en plus rare au fil des années. Et comme leurs stations vont de 1700 a 2000m, le dénivelé n'est pas terrible non plus. Du coup, les Australiens préfèrent les stations européennes pendant leur été et neo-zélandaises en hiver.

De Jindabyne a Tathra

Francis a fini par terrasser le méchant kangourou, et le 25 fut notre vraie journée de Noel : baignade dans le lac le matin, puis un peu de vélo jusqu'à Dalgety, guitare et lecture au bord de la Snowy River, coucher de soleil flamboyant sur les montagnes, et dîner au coin du feu.

Nous aprenons alors que le débit de la Snowy River actuel est de 4% des précipitations : 96% est encore prélevé au niveau du barrage pour irrigation. Avant, ils laissaient passer environ 1% de l'eau mais bizzarement, l'écosystème s'est modifié, tous les poissons sont morts et tout et tout. Comme les habitants des villes en contrebas du barrage ralaient sans cesse, ils ont demandé à des scientifiques ce qu'il convenait de faire, et ceux-ci ont conclu qu'il fallait laisser couler plus d'eau (tiens donc). Ils ont donné comme objectif 28%, les politiques ont accepté un chiffre de 26% à terme et 21% à l'horizon 2012. Ils avaient dit qu'ils laisseraient 6% s'écouler rapidement, mais aujourd'hui, le débit n'est que de 4%.


Après Dalgety, une petite journée dans les grandes pleines arides où seul l'élevage extensif est possible, un record de vitesse (68km/h), et nous de rejoindre Nimmitabel.
Puis la grande descente vers la côte, trop sinueuse et fréquentée pour être agréable, mais le temps est pluvieux donc on en profite pour avancer : 83 km jusqu'à Bega. Là nous trouvons un Backpacker à prix plus qu'abordable : 30 $ la nuit pour 2. Le lendemain, il fait très chaud et Ron (le vieux patron du Backpacker) nous conseille d'aller nous baigner dans la Bega River, à 100m en contrebas.. Comme on est en été, l'eau ne nous arrivera peut-être pas plus haut qu'à la taille, mais elle est très pure, vient directement des montagnes, et c'est celle qu'on boit au robinet, nous dit-il. Nous nous rendons sous le pont, mais n'y trouvons pas d'eau , que des traces de 4x4 dans le lit de la rivière. Pourtant le pont a une taille respectable. Nous demandons à plusieurs personnes qui nous confirment que la rivière est à sec, et nous disent qu'elle est probablement retenue par le barrage qui se trouve en amont. Décidément, il semble que ça ne dérange pas trop les australiens d'assécher les rivières. Et Ron qui croit qu'il boit l'eau de la rivière !
Bega est la capitale du fromage australienne : des tonnes sont produites chaque jour. Mais par 35*C dehors, nous n'avions pas très envie de fromage et avons décidé de rejoindre la côte.

La côte : de Tathra à Sydney

Cette partie de notre voyage fut mitigée. La côte est magnifique, c'est certain, et nous avons vu de très belles plages et baies aux mille nuances du turquoise au bleu marine : la plage de Middle Beach, où une famille d'aborigènes vient en vacances 2 mois par ans et règne un peu sur le camping (il est de bon ton de les saluer. Ils sont gentils, mais Francis a été très déçu de voir les enfants boire du coca et le "chef" allumer le feu de bois avec de l'essence), la baie de Narooma et celle de Batemans Bay, très belles et idéales pour se baigner, car les plages non protégées de la côte sont plus agitées : des vagues assez grosses déferlent en continu, pour le plus grand plaisir des surfers.
Mais bien que cette côte soit très belle, elle n'est accessible quasiment que par la Princes Highway, qui est très fréquentée, ce qui rend le vélo désagréable. Après avoir pédalé dans l'Ouest de l'australie et dans les montagnes, le trafic nous paraissait insupportable. Nous allons donc à l'encontre du Lonely Planet qui conseille cet itinéraire, et conseillons de réaliser celui-ci en voiture. De plus, cette région est beaucoup plus dense et le camping sauvage est difficile : mieux vaut dormir dans des auberges ou des campings.

Cependant, nous avons rencontée sur cet itinéraire des gens adorables.

Tout d'abord John et Virginia à Narooma. Nous avions parle avec John quelques minutes devant le supermarché à propos des vélos. Puis étions partis en quête d'un camping. Mais tout était plein ou trop cher donc nous allions repartir en quête d'un "sneaky" camping quand une voiture s'arrête à côté de nous et John en descend. Il nous avait pisté a travers la ville pour nous inviter a dormir chez lui. C'est la première fois que quelqu'un nous invite spontanément s dormir. Nous trouvons cela tellement gentil que nous sommes d'abord méfiants. Nous apprenons que John, promoteur immobilier, a eu un grave accident de voiture, et qu'il a mis longtemps à pouvoir remarcher. Mais maintenant, comme la marche lui fait mal, il fait beaucoup de vélo.
Nous parlons avec eux de nos voyages, de politique, de la situation aborigène... Et dormons dans un lit tellement confortable qu'il nous est dur de repartir le lendemain. Surtout que Virginia insiste pour que nous restions : "on aurait pu aller manger du poisson frais au restaurant au bord de la mer". Mais le devoir nous appelle.


A Ulladula, nous avons rencontré Franky et Allen. Pendant que Francis faisait les courses, ils sont venus me poser des questions sur les vélos, puis m'ont proposé de nous héberger chez eux. C'était un couple très rigolo. La cinquantaine, ils n'avaient pas pu vraiment voyager pendant longtemps, avec leurs 3 enfants, d'autant plus qu'ils avaient d'abord créé un restaurant-pizzeria, puis avaient été fermiers. Maintenant, Frankie travaille de nuit pour garder des handicapés mentaux et Allen vaporise des désherbants. Plus libres de leur emploi du temps, ils ont décidé de voyager en Europe. Sac au dos, et en faisant du stop ! Ils ont même dormis sous la Tour Eiffel avec un groupe d'autostoppers. Maintenant, ils sont inscrits sur un site de couch-surfing, pour rencontrer des gens, parler...
Il faut noter qu'Allen fabrique ses bières lui même, et que Franky fait son pain. Des gens adorables.


Et enfin la famille Adams, que nous avions croisé dans les montagnes et qui nous avait proposé de venir les voir à Kiama. Une fois de plus, le destin fait bien les choses : quand nous arrivons, Jenny nous dit qu'on est les bienvenus mais qu'elle fait une course de 100km le lendemain et que donc elle devra nous abandonner un peu. On lui demande s'il n'est pas trop tard pour participer à la course, et elle nous dit que non : banco !
La course part du sud de Sydney pour aller jusqu'à Jamberoo.
Nous parlons voyages, vélo et randonnée jusque tard. Et le lendemain matin : debout 4h30 car nous devons prendre le train de Kiama à Sydney et le départ de la course est à 7h30.

Dans le train, les autres cyclistes semblent en pleine forme, tandis que nous roupillons autant que possible. Jenny raconte comment elle s'est remise au vélo, alors qu'elle n'avait plus fait de sport depuis longtemps. D'abord avec un vélo à assistance électrique, puis progressivement avec un vélo de course. Des petites montées au début, puis plus longues, puis une course de 100km et enfin l'année dernière une de 200km. Pour la course que nous faisons ensemble, elle accompagne une amie qu'elle a motivée à faire ses premiers 100km.
Comme quoi rien n'est impossible !


Enfin notre course s'est bien passée : c'était beacoup plus agréable comme ça que si on avait continué par nos propres moyens jusqu'à Sydney. Des voitures nous encadraient sur la highway, des bonhommes jaunes nous indiquaient le chemin... Et le trajet était plutôt agréable : à travers le parc national, sur le beau nouveau pont qui surplombe la mer et suit la falaise, puis le long de jolies plages et enfin arrivée dans les collines. Heureusement quand même que nous avions pris plein de provisions pour la route, car avec nos 17kg de vélo, ce n'était pas facile dans les côtes. C'est là que les vélos droits de course de 7kg nous dépassaient. Apparemment il y avait quand même plus de 900m de dénivelé positif et de 300 cyclistes.

Après la course, nous avons mangé un hamburger pendant que les autres buvaient un verre, puis nous sommes repartis avec Jenny vers les chutes de Minnamurra et la rainforest.
Retour chez Jenny a Kiama après 125 km parcourus, notre plus grosse journée. Nous passons une soirée fort agréable avec toute la famille.
Merci mille fois.

Sydney

Et le lendemain, départ pour Sydney en train. Nous nous sommes installés dans un Backpacker et avons repris nos pieds pour découvrir la ville. Pour l'instant, nous sommes enchantés : ville animée et multiculturelle, plages pour tous les goûts, beaux musées gratuits, parcs, restos variés pas chers (mention spéciale pour le marché aux poissons, où une douzaine d'huître ouvertes, un demi homard et une grosse portion de poulpe grillé coûte 40 dollars).
Nous avons déjà envie de venir y vivre...

5100 km parcourus, l'Australie, c'était génial. Vivement la Nouvelle Zelande !

La côte Est, Melbourne - Sydney

Les transports

Notre épopée dans l'ouest de l'Australie terminée, nous avons dû remettre les vélos dans le bus d'abord (de Albany a Perth), puis dans l'avion pour arriver a Melbourne.

Cette fois, nous avons voulu éviter de risquer de rater notre avion et sommes arrivés a 22h a l'aéroport, notre vol partant a 9h le lendemain matin. Et heureusement ! Nous savions que Quantas fournissait des boîtes pour vélo, mais quand la dame nous les a apportées, nous avons réalisé que ce n'était pas gagné : les boîtes faisaient la taille d'un petit vélo droit avec les roues démontées ! Autrement dit, elles étaient beaucoup trop petites pour nos vélos couchés. Et la dame nous a dit qu'il fallait que ça rentre ! Nous avons essayé de lui dire qu'il serait plus facile de laisser nos vélos intacts pour les déplacer, mais elle nous a répondu avec aplomb que ça risquait d'endommager l'avion ! Nous n'avions pas vu le risque sous cet angle, mais bon. Equipés en papier bulles, sacs plastiques et autres scotchs, nous ne nous sommes pas démoralisés. Francis a démonté les vélos progressivement, jusqu'à ce qu'ils rentrent dans la petite boîte (dérailleur, roues, portes-bagages, guidon, pédales, tout y est passé, jusqu'à ce qu'il ne reste que la carcasse). Pendant ce temps, j'attachais les sacoches, les étiquetais et embalais.

A 3 heures, nous étions fin prêts.
Nous nous sommes couchés sur nos matelas et dans nos sacs de couchage à côté des tapis roulants de récupération des baggages, sous l'oeil envieux d'un couple de hippies sexagénaires qui voyagaient avec pas beaucoup plus d'effets personnels qu'une guitare et dormaient à même la moquette de l'aéroport.
Vers 6h, l'aeroport s'est reveillé, et nous avec. Nous étions les premiers à l'enregistrement !
A l'arrivée à Melbourne, l'aterrissage fut difficile : il a fallu 3 heures à Francis pour remonter les 2 vélos, fatigué après une courte nuit.

Melbourne

Nous sommes restés seulement une journée a Melbourne. Le centre rectangulaire est divisé en beaux "blocks" carrés. Les tours abritent une population très cosmopolite. Les tramways sillonnent la ville, Chinatown regorge de petits restaurants apétissants, quelques "vieux" bâtiments nous rappellent qu'il s'agit d'une ancienne colonie anglaise. Nous pique-niquons sur les rives de la Yarra river et préparons la suite de notre voyage.
Nous avons décidé de prendre le train jusqu'à Bairnsdale, 200 km plus au nord, pour nous laisser le temps de faire un détour par les montagnes.

Kozsiuzko National Park

De Bairnsdale a Bruthen, nous avons pédalé sur une piste cyclable, la East Gippsland Rail Trail, accueillis par la pluie. Puis nous avons obliqué sur Buchan pour nous diriger vers les plus hautes montagnes d'Australie. Qui ne sont pas si hautes que ça ! Mais nous avons eu de bonnes côtes quand même, dont une de 12 km et plus de 700m de montée en continu. La piste n'était pas trop mauvaise à ce moment heureusement. Par endroits, cette route (la "Barry Way") est chaotique, mais elle est très belle : au milieu de la forêt, suivant à un moment la célèbre Snowy River, et croisant nombre d'autres rivières dans lesquelles nous nous sommes baignés. Décrassés et revigorés, nous repartions pédaler sous le soleil de plomb (après plus de 3 semaines fort pluvieuses, il était enfin au rendez vous).
Contrairement à ce que l'on nous avait dit à Buchan, il était possible de trouver un peu de ravitaillement (et d'essence) avant de rejoindre Jindabyne, en particulier à Gelantipy où la dame du camp de voyage scolaire vend quelques produits pas trop chers, ou à Seldom Seen, où les victuailles et l'eau sont chères, mais le patron David vaut le détour. Au milieu de ses poules et de son bazar, il n'avait pas encore désaoulé de sa soirée, et nous racontait tout plein d'histoires en titubant. Nous avons réussi à grand peine à nous échapper quand il nous a proposé de nous emmener dans sa vieille carlingue voir de soi-disant belles chutes d'eau.
Nous avons également croisé sur notre route un charmant serpent marron très photogénique. Était-ce un brown snake ou un tiger snake ? Les 2 sont très venimeux.
Notons aussi que Francis a crevé 2 fois en 3 jours : un morceau de verre dans le pneu avant, puis un clou dans le pneu arrière. Pas de chance. Moi je croise les doigts, toujours aucune depuis Paris.

Les nuits dans le bush sous les étoiles et autour du feu, moi qui cuisine les spaghetti pendant que Francis joue de la guitare... Vive les montagnes !

Jindabyne

La descente sur Jindabyne (environ 40km) fut délicieuse. Une fois arrivés, le camping au bord du lac, la douche chaude, le dernier James Bond au cinéma, le barbecue pour dîner, tout semblait parfait !
Mais notre premier steak de kangourou fut fatal a Francis. Du coup, nous avons passé le 24 décembre à la diète : riz, coca et babane en dessert pour le réveillon.
Le lac de Jindabyne a été créé lors de la construction du barrage dans les années 30. L'ancienne ville a été inondée et l'eau a été détournée de la célèbre Snowy River pour irriguer la région de Canberra. Le lac sert aux sports nautiques en été. L'hiver, Jindabyne est une ville active car elle se trouve en contrebas des 2 seules stations de ski australiennes : Thredbo et Perisher Blue. Mais ici comme en France, la neige se fait de plus en plus rare au fil des années. Et comme leurs stations vont de 1700 a 2000m, le dénivelé n'est pas terrible non plus. Du coup, les Australiens préfèrent les stations européennes pendant leur été et neo-zélandaises en hiver.

De Jindabyne a Tathra

Francis a fini par terrasser le méchant kangourou, et le 25 fut notre vraie journée de Noel : baignade dans le lac le matin, puis un peu de vélo jusqu'à Dalgety, guitare et lecture au bord de la Snowy River, coucher de soleil flamboyant sur les montagnes, et dîner au coin du feu.

Nous aprenons alors que le débit de la Snowy River actuel est de 4% des précipitations : 96% est encore prélevé au niveau du barrage pour irrigation. Avant, ils laissaient passer environ 1% de l'eau mais bizzarement, l'écosystème s'est modifié, tous les poissons sont morts et tout et tout. Comme les habitants des villes en contrebas du barrage ralaient sans cesse, ils ont demandé à des scientifiques ce qu'il convenait de faire, et ceux-ci ont conclu qu'il fallait laisser couler plus d'eau (tiens donc). Ils ont donné comme objectif 28%, les politiques ont accepté un chiffre de 26% à terme et 21% à l'horizon 2012. Ils avaient dit qu'ils laisseraient 6% s'écouler rapidement, mais aujourd'hui, le débit n'est que de 4%.

Après Dalgety, une petite journée dans les grandes pleines arides où seul l'élevage extensif est possible, un record de vitesse (68km/h), et nous de rejoindre Nimmitabel.
Puis la grande descente vers la côte, trop sinueuse et fréquentée pour être agréable, mais le temps est pluvieux donc on en profite pour avancer : 83 km jusqu'à Bega. Là nous trouvons un Backpacker à prix plus qu'abordable : 30 $ la nuit pour 2. Le lendemain, il fait très chaud et Ron (le vieux patron du Backpacker) nous conseille d'aller nous baigner dans la Bega River, à 100m en contrebas.. Comme on est en été, l'eau ne nous arrivera peut-être pas plus haut qu'à la taille, mais elle est très pure, vient directement des montagnes, et c'est celle qu'on boit au robinet, nous dit-il. Nous nous rendons sous le pont, mais n'y trouvons pas d'eau , que des traces de 4x4 dans le lit de la rivière. Pourtant le pont a une taille respectable. Nous demandons à plusieurs personnes qui nous confirment que la rivière est à sec, et nous disent qu'elle est probablement retenue par le barrage qui se trouve en amont. Décidément, il semble que ça ne dérange pas trop les australiens d'assécher les rivières. Et Ron qui croit qu'il boit l'eau de la rivière !
Bega est la capitale du fromage australienne : des tonnes sont produites chaque jour. Mais par 35*C dehors, nous n'avions pas très envie de fromage et avons décidé de rejoindre la côte.

La côte : de Tathra à Sydney

Cette partie de notre voyage fut mitigée. La côte est magnifique, c'est certain, et nous avons vu de très belles plages et baies aux mille nuances du turquoise au bleu marine : la plage de Middle Beach, où une famille d'aborigènes vient en vacances 2 mois par ans et règne un peu sur le camping (il est de bon ton de les saluer. Ils sont gentils, mais Francis a été très déçu de voir les enfants boire du coca et le "chef" allumer le feu de bois avec de l'essence), la baie de Narooma et celle de Batemans Bay, très belles et idéales pour se baigner, car les plages non protégées de la côte sont plus agitées : des vagues assez grosses déferlent en continu, pour le plus grand plaisir des surfers.
Mais bien que cette côte soit très belle, elle n'est accessible quasiment que par la Princes Highway, qui est très fréquentée, ce qui rend le vélo désagréable. Après avoir pédalé dans l'Ouest de l'australie et dans les montagnes, le trafic nous paraissait insupportable. Nous allons donc à l'encontre du Lonely Planet qui conseille cet itinéraire, et conseillons de réaliser celui-ci en voiture. De plus, cette région est beaucoup plus dense et le camping sauvage est difficile : mieux vaut dormir dans des auberges ou des campings.

Cependant, nous avons rencontée sur cet itinéraire des gens adorables.

Tout d'abord John et Virginia à Narooma. Nous avions parle avec John quelques minutes devant le supermarché à propos des vélos. Puis étions partis en quête d'un camping. Mais tout était plein ou trop cher donc nous allions repartir en quête d'un "sneaky" camping quand une voiture s'arrête à côté de nous et John en descend. Il nous avait pisté a travers la ville pour nous inviter a dormir chez lui. C'est la première fois que quelqu'un nous invite spontanément s dormir. Nous trouvons cela tellement gentil que nous sommes d'abord méfiants. Nous apprenons que John, promoteur immobilier, a eu un grave accident de voiture, et qu'il a mis longtemps à pouvoir remarcher. Mais maintenant, comme la marche lui fait mal, il fait beaucoup de vélo.
Nous parlons avec eux de nos voyages, de politique, de la situation aborigène... Et dormons dans un lit tellement confortable qu'il nous est dur de repartir le lendemain. Surtout que Virginia insiste pour que nous restions : "on aurait pu aller manger du poisson frais au restaurant au bord de la mer". Mais le devoir nous appelle.

A Ulladula, nous avons rencontré Franky et Allen. Pendant que Francis faisait les courses, ils sont venus me poser des questions sur les vélos, puis m'ont proposé de nous héberger chez eux. C'était un couple très rigolo. La cinquantaine, ils n'avaient pas pu vraiment voyager pendant longtemps, avec leurs 3 enfants, d'autant plus qu'ils avaient d'abord créé un restaurant-pizzeria, puis avaient été fermiers. Maintenant, Frankie travaille de nuit pour garder des handicapés mentaux et Allen vaporise des désherbants. Plus libres de leur emploi du temps, ils ont décidé de voyager en Europe. Sac au dos, et en faisant du stop ! Ils ont même dormis sous la Tour Eiffel avec un groupe d'autostoppers. Maintenant, ils sont inscrits sur un site de couch-surfing, pour rencontrer des gens, parler...
Il faut noter qu'Allen fabrique ses bières lui même, et que Franky fait son pain. Des gens adorables.

Et enfin la famille Adams, que nous avions croisé dans les montagnes et qui nous avait proposé de venir les voir à Kiama. Une fois de plus, le destin fait bien les choses : quand nous arrivons, Jenny nous dit qu'on est les bienvenus mais qu'elle fait une course de 100km le lendemain et que donc elle devra nous abandonner un peu. On lui demande s'il n'est pas trop tard pour participer à la course, et elle nous dit que non : banco !
La course part du sud de Sydney pour aller jusqu'à XXX.
Nous parlons voyages, vélo et randonnée jusque tard. Et le lendemain matin : debout 4h30 car nous devons prendre le train de Kiama à Sydney et le départ de la course est à 7h30.

Dans le train, les autres cyclistes semblent en pleine forme, tandis que nous roupillons autant que possible. Jenny raconte comment elle s'est remise au vélo, alors qu'elle n'avait plus fait de sport depuis longtemps. D'abord avec un vélo à assistance électrique, puis progressivement avec un vélo de course. Des petites montées au début, puis plus longues, puis une course de 100km et enfin l'année dernière une de 200km. Pour la course que nous faisons ensemble, elle accompagne une amie qu'elle a motivée à faire ses premiers 100km.
Comme quoi rien n'est impossible !

Enfin notre course s'est bien passée : c'était beacoup plus agréable comme ça que si on avait continué par nos propres moyens jusqu'à Sydney. Des voitures nous encadraient sur la highway, des bonhommes jaunes nous indiquaient le chemin... Et le trajet était plutôt agréable : à travers le parc national, sur le beau nouveau pont qui surplombe la mer et suit la falaise, puis le long de jolies plages et enfin arrivée dans les collines. Heureusement quand même que nous avions pris plein de provisions pour la route, car avec nos 17kg de vélo, ce n'était pas facile dans les côtes. C'est là que les vélos droits de course de 7kg nous dépassaient. Apparemment il y avait quand même plus de 900m de dénivelé positif et de 300 cyclistes.

Après la course, nous avons mangé un hamburger pendant que les autres buvaient un verre, puis nous sommes repartis avec Jenny vers les chutes de XXX et la rainforest.
Retour chez Jenny a Kiama après 125 km parcourus, notre plus grosse journée. Nous passons une soirée fort agréable avec toute la famille.
Merci mille fois.

Et le lendemain, départ pour Sydney en train. Nous nous sommes installés dans un Backpacker et avons repris nos pieds pour découvrir la ville. Pour l'instant, nous sommes enchantés : ville animée et multiculturelle, plages pour tous les goûts, beaux musées gratuits, parcs, restos variés pas chers (mention spéciale pour le marché aux poissons, où une douzaine d'huître ouvertes, un demi homard et une grosse portion de poulpe grillé coûte 40 dollars).
Nous avons déjà envie de venir y vivre...

5100 km parcourus, l'Australie, c'était génial. Vivement la Nouvelle Zelande !

Munda Biddi Mountain Bike Trail

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Ca y est, nous avons fini la "Munda". Vu que nous avions eu beaucoup de mal a trouver des infos dessus sur Internet, voici un petit topo pour ceux que l'aventure tenterait.

Généralités :
La Munda Biddi est un projet commencé depuis un certain temps déjà par "the department of nature and conservation". Ce chemin pour VTT reliera à terme Mundaring (près de Perth) à Albany, soit près de 900km à travers la fabuleuse nature de l'Australie de l'Ouest.
Au jour d'aujourd'hui (fin 2008), la Munda va de Mundaring a Nannup. Cela doit faire dans les 400km.



Quel type de velo, quelle difficulté ?
Comme son nom l'indique, la MB est avant tout une piste pour VTT. C'est un chemin de terre tout du long. On nous avait dit que la faire en vélo couché n'était pas possible, c'est à moitié vrai. Les cartes vendues sont très bien faites et indiquent la difficulté du parcours. Il est donc possible de quitter la piste avant les parties impraticables pour un cyclotouriste chargé comme une mule et de la rejoindre un peu plus loin.
Sinon, cela reste tout de même une piste de terre parfois assez étroite et/ou accidentée. On y roule donc facilement 2 fois moins vite que sur route. Étant donné qu'on y voit 4 fois plus de choses, ça reste rentable.

Temps du parcours :
De Perth a Albany nous avons mis 3 semaines avec 1 ou 2 jours de repos.



Saison :
Nous l'avons fait fin novembre début décembre (début de l'été). Tout le monde nous a dit de faire attention à la chaleur. Il a plu quasi tous les jours ! Apparament la piste est praticable toute l'année. Septembre-Octobre permet de voir le bush en fleur ce qui, paraît-il est magnifique. Nous avons eu la fin de cette période de floraison et c'était encore très beau.

Organisation :
Pour faire la piste il vous faut impérativement acheter les cartes de la MB. Il y en a 4 qui coutent 11aud chacune. Bien faites, imperméables, résistantes, précises. Y figurent également le dénivellé et la difficulté du parcours (easy, médium, challenging).
Ravitaillement : Tous les 2/3 jours environ pour la nourriture. Et oui, vous pouvez pédaler 2 jours sans voir âme qui vive ! Pour l'eau, les campsites aménagés ont des réservoirs d'eau de pluie assez conséquents. Pour nous, il a beaucoup plu, ils étaient donc rempli a raz bord. A la fin de l'été, il faut peut être être prudent la dessus.
Et puis il vous faut tout le barda du campeur, tente, duvets chauds (les nuits sont fraiches), REPULSIF A MOUSTIQUES, réchaud, de quoi purifier l'eau...
Prevoyez aussi avoir une belle trousse de réparation : on croise peu de villes et toutes n'ont pas de magasin de velo. Et ne comptez pas sur les autres, en 10 jours sur la piste nous avons croisé un couple. Il faut donc avoir de quoi réparer soi même les cyclobobos.
Les campsites gratuits le long de la piste deviendront vite des objectifs que vous attendrez avec impatience. Réservoirs d'eau, dortoirs (ouverts), tables, le tout au milieu de nulle part. On s'y sent bien et en sécurité.



Ce que l'on voit :
Beaucoup de kangourous, de wallabis, de beaux oiseaux, des fleurs par milliers et des arbres par millions. La nature dans cette partie du pays est magnifique. Une fois arrivés dans la partie sud du parcours, c'est a dire quand vous rejoignez la cote vers Walpole, l'ambiance change un peu. Vous roulez sur la route et non plus seul sur votre piste mais en contre-partie vous êtes au bord de la mer, profitez des plages désertes, traversez la vallée des Geants... Très sympa aussi ! Quelques attractions touristiques du coin valent le détour, par exemple le Giant Tingle Tree ou le Tree Top Walk.



Les trucs pas cool
Pas grand chose. On est en Australie, il convient donc de faire attention aux serpents, parfois très venimeux. On n'en a pas vu un seul en 3 semaines.
Quelques "kangourou tiques" énormes, mais il sont tellement gros qu'on les voit arriver.
Les moustiques et les "horseflies", que nous appelons les "mouches y piquent". Nous sommes en train de déposer le Copyright sur cette blague.
Quand il fait chaud, les mouches deviennent vite envahissantes. Et Il peut faire très chaud, donc attention a ne pas se faire piéger par l'eau...

Si vous avez des questions...n'hesitez pas !